Un appareil photo libre ?
- Un hardware aux spécifications placées sous licence Creative Commons BY-SA,
- un firmware (le logiciel qui pilote le matériel) open source

Le Frankencamera, dont le nom fait référence au vilain Frankenstein, repose sur une base matérielle issue d’un Nokia N95, un objectif de chez Canon et une bonne dose d’ingéniosité pour assembler le tout. Effectivement, le résultat est au dire même de ces créateurs « moche » mais fonctionnel.
Ce n’est donc pas du côté du matériel qu’il nous faut rechercher « d’ouverture », mais dans le logiciel. En effet, le Frankencamera est propulsé par un noyau Linux et l’ensemble du code utilisé pour exploiter l’appareil sera d’ici un an rendu public. Le but recherché est d’obtenir un système d’exploitation complet pour lequel il serait possible de télécharger des applications pour ajouter de nouvelles fonctions à son APN.
Pour Marc Levoy qui dirige ce projet, il s’agit de fournir à court terme une plate-forme de développement à bas coût disponible d’abord pour les organismes de recherche en traitement numérique de l’image. Son ambition est d’ouvrir la possibilité de développer des algorithmes capables d’indiquer à l’appareil photo quoi faire dans la microseconde qui suit en fonction des multiples informations disponibles sur la scène en cours de photographie.
Parmi les travaux en cours :
- la capacité d’élargir la prise en charge des différentes exposition d’une scène pour fournir une image disposant d’une exposition optimisée pour les différentes zones.
- l’utilisation de photo haute résolution faite durant la capture d’une vidéo. Cette image et les informations qu’elle contient sont ensuite utilisées pour améliorer le rendu du film vidéo
- une connectivité réseau afin de rendre l’ANP communiquant. On comprend alors mieux le choix d’un téléphone mobile comme base de développement.
Ce projet a reçu le support de nombreux sponsor comme Nokia, Adobe Systems, Kodak, et Hewlett-Packard.
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